La famille est au cœur de tout ce que nous croyons et ce que nous faisons

Grâce à notre foi nous sommes inspirés de bons et bienveillants voisins

Doctrine & engagments

Les Frères et la Politique

Notre attitude vis-à-vis des gouvernements, de la législation et des élections

Les frères ne se joignent à aucun parti, convaincus que toute autorité (peu importe le parti politique ou le candidat) est ordonnée de Dieu. Nous prions constamment et positivement pour un bon gouvernement. Mais nous ne votons pas à cause de notre conscience devant Dieu. Dans la plupart des pays où le vote est obligatoire, une exemption de vote est accordée en respect de la conscience.

Ainsi, si nous ne votons pas, nous portons un intérêt tout particulier à la politique des pays dans lesquels nous vivons et, comme toutes les Églises chrétiennes, les Frères de Plymouth affirment quand cela est nécessaire leur position morale à l’égard de la législation et de la politique souhaitant qu’elle soit conforme aux enseignements de la Sainte Bible. Quand le cas se présente nous intervenons activement auprès des parlementaires, dans l’exercice de nos droits démocratiques individuels en tant que citoyens vivant dans un pays libre.


Les Frères de Plymouth sur le front en temps de guerres

À l’occasion des mobilisations les membres de l’Église chrétienne des Frères de Plymouth ont servi dans deux guerres mondiales ainsi qu’en Corée, au Vietnam et en Algérie. Ils ont servi côte à côte avec les autres soldats de leurs pays respectifs. En Amérique du Nord et en Grande Bretagne, les Frères ont souhaité être reconnus comme non-combattants, pour se démarquer des objecteurs de conscience. Ce qui les a fait critiquer et mépriser, en particulier au cours de la 1ère guerre mondiale pour avoir refusé de porter les armes. Le temps et l’expérience ont prouvé qu’il faut beaucoup de courage pour aller sur le front sans armes secourir et ramener les blessés.

Les Frères étaient présents sur de nombreux champs de bataille tels que la jungle de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les déserts d’Afrique du Nord, la plage de Dunkerque, le débarquement en Normandie ; puis en Corée, au Vietnam, en Algérie. Ils ont servi sur le front comme brancardiers, dans les unités de transmissions ainsi qu’aux plus grands hôpitaux de l’armée en Australie.

Plusieurs ont reçu des distinctions pendant la Première Guerre Mondiale pour leur bravoure dans leur service, y compris la Croix de Guerre.
Pendant la Seconde guerre Mondiale l’un d’eux emprisonné à Changi, a été félicité pour les soins prodigués à d’autres prisonniers de guerre. Pendant la période de la Guerre Froide en Europe, la distinction de «Soldat de l’année» a été attribuée à un Frère deux années de suite.

En France l’objection de conscience au sujet du port des armes n’a été reconnue qu’en 1957. Le pays était alors engagé dans ce qui est communément appelé la Guerre d’Algérie. Au cours de ce conflit une trentaine de Frères de Plymouth ont servi sans armes, en général comme infirmiers parachutistes. Ils purent ainsi manifester, en même temps que leur soumission aux autorités militaires, leur dévouement envers leurs camarades blessés dans des conditions souvent périlleuses. Certains furent distingués par une décoration pour leur courage.

À compter de 1964, les jeunes Frères de Plymouth eurent l’occasion de manifester leur loyauté en acceptant de servir la France pendant un temps double de la durée légale dans des unités civiles : Pompiers, Hôpitaux de Paris, Eaux et Forêts, travaux d’entretien pour diverses municipalités, etc.




EXTRAITS DES ARCHIVES NATIONALES AUSTRALIE

F. KINGSLEY NORRIS (D.G.A.M.S.)
DIRECTEUR GENERAL AUST. SERVICE MEDICAL –
AUST. ARMÉE DES FORCES 1942-1943

Les accidents et les maladies avaient terriblement décimé les rangs de mon personnel médical. Suite à plusieurs réclamations, un hôpital de campagne supplémentaire m’a été attribué qui comprenait un corps d’objecteurs de conscience…

…J’ai discuté de la situation avec un objecteur de conscience. et nous avons décidé d’affecter son ambulance à Soputa où la bataille faisait rage et nos pertes étaient très importantes.

Les objecteurs ont été désignés comme brancardiers et aucun n’a hésité. Certains ont été tués, d’autres blessés, et je n’ai pas vu un seul homme ou une seule équipe qui ramenait un blessé faire une pause avant de retourner chercher des victimes.

Tout comme à Mons, le mot “objecteur”, était devenu un titre de gloire après avoir été méprisé. Les objecteurs inspiraient le respect et la considération. Cet incident à Soputa a été l’un des exemples les plus remarquables de courage moral et physique que j’ai connu.